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Une base de données sur les régions frontalières met en évidence les défis spécifiques aux régions maritimes

En novembre 2016, la Commission européenne a publié une étude visant à collecter des données probantes pour évaluer les besoins des régions frontalières, dans la perspective de la conception des futurs programmes transfrontaliers Interreg. Cette étude et la base de données sur laquelle elle repose distinguent les frontières maritimes des frontières terrestres, reconnaissant ainsi les frontières maritimes comme des frontières spécifiques ayant leurs propres besoins ; une occasion de jeter un œil aux principales caractéristiques des frontières maritimes des détroits européens.

 Au total, 25 indicateurs transfrontaliers ont été renseignés, sur la base des données disponibles à l’échelle des NUTS3. La base de données fournit des informations à l’échelle d’un territoire transfrontalier large de 25 km de part et d’autre de la frontière, y compris une mise en perspective avec les données de toutes les frontières maritimes (obstacle moyen, obstacle inférieur ou obstacle supérieur à la moyenne des frontières européennes). Entre autres indicateurs proposés, plusieurs permettent une évaluation de la perception des différents types d’obstacles, ce qui fournit une bonne base pour évaluer le besoin de leviers renforcés en matière de coopération transfrontalière dans ces secteurs.

 Sur les 62 régions frontalières étudiées, 17 régions frontalières maritimes sont incluses, dont 7 concernent des détroits partenaires de l’Initiative des détroits d’Europe :

  • Belgique/Royaume-Uni (Détroit du Pas de Calais)
  • France/Royaume-Uni (Détroit du Pas de Calais)
  • Allemagne/Danemark (Détroit de Fehmarn)
  • Grèce/Italie (Détroit d’Otrante)
  • Finlande/Suède (Kvarken)
  • France/Italie (Détroit de Bonifacio et Canal de Corse).

Pour quatre de ces régions maritimes frontalières, la difficulté de l’accès physique est perçue comme étant un obstacle à la coopération transfrontalière supérieur à la moyenne (GR-IT, FI-SE, FR-IT, FR-UK), alors qu’elle est perçue comme étant un obstacle inférieur à la moyenne dans les frontières maritimes Finlande-Estonie et Belgique-Royaume-Uni.

Les disparités socio-économiques sont perçues comme un obstacle à la coopération transfrontalière supérieur à la moyenne des frontières européennes pour 4 régions maritimes frontalières (EE-FI, GR-IT, FR-IT, FR-UK), alors qu’elles sont perçues comme un obstacle inférieur à la moyenne dans les trois autres frontières (BE-UK, DE-DK, FI-SE).

La barrière de la langue est perçue comme un obstacle supérieur à la moyenne en matière de coopération transfrontalière au sein de 3 frontières maritimes (FI-SE, FR-IT, FR-UK). Les différences culturelles sont plus largement perçues comme étant davantage un obstacle à la coopération transfrontalière que la moyenne au sein des frontières maritimes entre l’Allemagne et le Danemark, la Grèce et l’Italie, la France et le Royaume-Uni. Dans quatre frontières maritimes, le manque de confiance envers les gens de l’autre côté de la frontière est perçu comme un obstacle plus important qu’en moyenne (DE-DK, EE-FI, GR-IT, FR-UK) alors qu’il est au contraire perçu un obstacle moins important pour la frontière maritime entre la France et l’Italie.

Les obstacles à la coopération transfrontalière juridiques et administratifs sont perçus comme étant supérieurs à la moyenne pour les frontières maritimes Estonie-Finlande, Grèce-Italie, France-Italie et France-Royaume-Uni ; ils sont inférieurs à la moyenne pour la coopération entre la Belgique et le Royaume-Uni ainsi qu’entre la Finlande et la Suède.

Les autres indicateurs disponibles incluent le potentiel de compétitivité, le potentiel pour l’intégration du marché, le capital humain et social, la gestion partagée des ressources naturelles et des informations clés sur les frontières en matière de démographie, d’économie mais aussi des facteurs physiques et institutionnels.

L’étude propose également plusieurs cartes mettant en évidence les différentes caractéristiques des régions maritimes frontalières à travers l’Union européenne. Tout cela permet de considérer la variété des situations des zones de détroits, des régions densément peuplées aux régions faiblement peuplées, avec un important potentiel de compétitivité ou non, où les obstacles culturels sont perçus comme très importants ou, au contraire, peu importants en matière de coopération transfrontalière en comparaison avec la moyenne de l’Union européenne.

Documents à télécharger

L’étude complète et la base de données peut être téléchargée sur le site de la Commission européenne.

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